Amylase (α‐amylase)

UNITÉS SI (recommande)

UNITÉS CONVENTIONNELLES



Synonym
Alpha-amylase, α‐amylase, α‐1,4‐D‐glucanohydrolases, EC 3.2.1.
Units of measurement
nkat/l, µkat/l, nmol/(s•L), µmol/(s•L), U/L, IU/L, µmol/(min•L), µmol/(h•L), µmol/(h•mL)

Les α‐amylases (ou α‐1,4‐D‐glucanohydrolases, EC 3.2.1.1) sont des hydrolases qui scindent les liaisons α‐1,4‐glucosidiques de polysaccharides comme l’amylose, l’amylopectine et le glycogène. Plusieurs liaisons glucosidiques sont toujours hydrolysées simultanément dans les molécules d’oligosaccharides et de polysaccharides. Le maltotriose est la plus petite unité; son hydrolyse, toutefois très lente, conduit à la formation de maltose et de glucose. On distingue deux types d’α‐amylases, le type pancréatique (type P) et le type salivaire (type S). Alors que le type P est presque exclusivement d’origine pancréatique et, de ce fait, spécifique d’organe, le type S a des origines diverses. Il existe dans les glandes salivaires mais aussi dans les larmes, la sueur, le lait maternel, le liquide amniotique, les poumons, les testicules et l’épithélium des trompes de Fallope.

Les dosages enzymatiques d'α-amylase revêtent une grande importance dans le diagnostic des affections pancréatiques du fait du manque de spécificité des symptômes cliniques. Ils sont avant tout utilisés pour le diagnostic et le suivi des pancréatites aiguës. Néanmoins, l'hyperamylasémie ne se rencontre pas seulement lors de pancréatite aiguë ou dans les phases inflammatoires des pancréatites chroniques; elle est également observée lors d’insuffisance rénale due à une diminution de la filtration glomérulaire, lors de tumeurs du poumon ou des ovaires, de pneumonie, d’affections des glandes salivaires, d’acidocétose diabétique, de traumatismes crâniens, d’interventions chirurgicales, ou en cas de macroamylasémie. Pour être sûr qu’il s’agit bien d’une affection pancréatique, il est recommandé de doser une autre enzyme spécifique du pancréas (lipase ou α‐amylase pancréatique).